Archives de catégorie : Mémoire

Cahier de l’Iroise 234 : Brest et l’alcool

Avec quelques mois de retard, dus à la crise sanitaire, la parution du numéro 234 de la revue est aujourd’hui effective. Intitulé “Brest et l’alcool”, il est riche de différentes approches sur un sujet vaste, complexe et sensible.

À travers de nombreux articles sont évoquées l’ancienneté du sujet à Brest et à la pointe de Bretagne, l’importation, la production passée ou en devenir, la consommation et la lutte contre l’alcoolisme.

Il est dès à présent possible de l’acheter directement à la Librairie Dialogues, rue de Siam, à Brest ou en commandant par le site internet de la SEBL.

Apartheid Not

Apartheid Not au Rabelais du Guilvinec en 1988 (Photo Claude Péron)

“La musique est l’arme du futur”, clamait le Nigérian Fela, véhément guerrier de la musique africaine mort en 1997, après une vie de lutte contre la corruption et les prédateurs de l’Afrique. Au-delà du divertissement, la musique peut être l’expression d’une identité parfois malmenée par les pouvoirs politiques ou économiques, et cristalliser des combats d’urgence, comme ce fut le cas au temps de la lutte contre l’apartheid sud-africain – une bannière fédératrice jusqu’à la libération de Nelson Mandela, en 1990, sous laquelle se rangèrent des artistes aussi disparates que Paul Simon, Miriam Makeba ou Bernard Lavilliers.

En 1973, Bob Marley chantait Get Up, Stand Up, réaffirmant l’influence décisive que la musique avait eue dans les luttes de libération nationale en Afrique.

Extraits de l’article du Monde du 10 février 2010

Moh ! Kouyaté

Originaire de Conakry, ce guitariste et chanteur guinéen a reçu la musique en héritage au sein d’une famille de griots. Curieux, avide de découvertes et de différences, il a enrichi sa culture traditionnelle avec des sonorités d’ailleurs, vibrant sur les riffs de ses guitars heroes d’outre-Atlantique : George Benson, Jimi Hendrix, Carlos Santana… Aujourd’hui son blues-rock mandingue bigarré comme la pochette de son dernier disque porte bien l’empreinte de ses diverses influences : la kora se tisse à la batterie, le n’goni à la basse électrique. Installé en France depuis dix ans, parcourant le monde avec sa guitare en bandoulière, Moh ! Kouyaté a érigé le brassage culturel et l’ouverture d’esprit comme principes de vie. Pour Fé Toki, son deuxième album, ce djeli moderne prêche des messages d’amour et de partage, opposant sa réponse optimiste à un monde miné par la violence, l’égoïsme, le cynisme.

Source : Le Point Culture

Pauvres vieux

Il n’y a pas que pendant cette période de confinement imposé par la loi que sont signalés des abus de la part de certains membres zélés des forces de l’ordre. En voici un exemple daté de plus de 120 ans, arrivé à deux pépés échappés de leur EHPAD – on disait « hospice » à l’époque – et voulant se distraire un peu. A rire ou à pleurer ?

« Le 10 de ce mois, vers une heure et demie de l’après-midi, un des gendarmes de notre brigade venait de surprendre les nommés Guirriec (Corentin), 18 ans, marin-pêcheur et Bilien (Michel), 26 ans, journalier, pêchant des plies à la main, dans l’étang de Pont-l’Abbé, soumis au régime fluvial.

En s’en retournant, le gendarme vit deux vieux bonshommes, qui étaient assis sur la berge et qui, pour passer le temps s’étaient amusés à jeter dans l’eau, chacun une mauvaise ligne de fond, à laquelle étaient attachés deux hameçons. Pour les retenir, un caillou, tout ce qu’il y a de plus primitif.

Procès-verbal a été dressé contre ces deux pauvres vieux : ce sont les nommés Copias (Pierre), 72 ans, et Loussouarn (Pierre), 80 ans, tous deux pensionnaires de l’hospice, qui s’étaient rendus sur le bord de l’étang. Ces malheureux n’avaient pris aucun poisson et il est probable qu’ils n’en auraient pu prendre.

Le gendarme, sévère, a verbalisé et a confisqué la ligne de ces vieux enfants ; ils ont dû pleurer, nous en sommes persuadés. Espérons que M. le Procureur de la République saura apprécier les faits à leur juste valeur et tiendra compte à ces délinquants de l’innocence de leurs intentions. »

Journal Le Finistère 1899

Histoire d’une épidémie en 1885 au Guilvinec

A lire : un article datant de 1892 particulièrement éclairant sur une terrible épidémie au travers du rapport de Henri Monod, tout juste nommé Préfet du Finistère en 1885.

Le département du Finistère ne se distingue pas seulement par sa position géographique toute spéciale, il offre à l’économiste un spectacle curieux. C’est un des trois départements de France où la mortalité est la plus élevée et un des trois où l’excédent des naissances sur les décès est le plus fort. Nulle part la misère n’est plus grande et nulle part elle n’est supportée avec plus d’insouciance, on pourrait dire d’inconscience. L’instruction, l’assistance publique, l’hygiène sont rudimentaires. Par contre avons-nous besoin d’insister? la consommation de l’alcool y est effrayante.

On comprend qu’un pareil terrain soit propice aux épidémies. Toutes les épidémies de choléra qui se sont abattues sur la France ont frappé le Finistère et, en certaines communes, terriblement. Le Guilvinec est de celles-là.

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Une famille de 147 enfants …

En 1908, on peut lire dans le journal Le Finistère un article consacré à une situation exceptionnelle : celle d’une famille particulièrement nombreuse vivant dans le port de pêche du Guilvinec !

« Au Guilvinec vit une vénérable veuve, Mme Le Cléac’h, âgée de 87 ans, dont le nombre des enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants et enfants des arrière-petits-enfants s’élève au nombre de 147.

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Sans Chichi

Comme le chantait Jacques Brel, “Adieu Chichi, on t’aimait bien”. Sauf les peintres de bateaux d’un grand port de pêche français, lors de la campagne présidentielle de 1995, qui ne pouvaient pas te voir, même en peinture ! Ça l’affiche mal !

Dans les prisons de Brest

Le numéro Hors-série n° 7 des Cahiers de l’Iroise sera présenté le samedi 21 septembre 2019 à 15 h 30, lors des Journées Européennes du Patrimoine. Intitulé “Dans les Prisons de Brest et du Finistère, XVIIème – XXIème siècle”, il propose plus de 250 pages d’articles de qualité sur un sujet peu traité. Salle des Mariages de l’Hôtel de Ville (entrée par le Hall d’Honneur, Place de la Liberté.

A 16 h, Madame Caroline Soppelsa, docteur en Histoire de l’Art Contemporain et maître de conférences associée à l’École Nationale d’Architecture de Lyon, évoquera l’histoire de la prison de Pontaniou. Elle a en réalisé une étude approfondie sur sollicitation du cabinet d’architectes associé au promoteur retenu pour la reconversion du site. Elle nous fait également le plaisir d’être l’auteure d’un article très complet sur le sujet dans le nouveau “Cahier de l’Iroise”.

Pour en savoir plus, lire le communiqué de presse de la SEBL

Nicolas Hulot, des racines ti-zef de Brest-Même !

Ce mercredi à 11 heures, François Cuillandre, maire de Brest, et Nicolas Hulot ont dévoilé une plaque honorant son ancêtre, Hyacinthe Martin Bizet, Maire de Brest de 1848 à 1865.

Le maire de Brest, François Cuillandre, et Nicolas Hulot dévoilent la plaque.

Pour en savoir plus, lire les deux articles que j’ai publiés sur le site collaboratif Wiki-Brest en 2016 :

Hyacinthe Martin Bizet, maire de Brest de 1848 à 1865

Nicolas Hulot, des racines brestoises

D’autres informations sur le site de la Ville :

L’actualité sur le site Brest.fr

Et sur le Télégramme en vidéo

Et, une fois n’est pas coutume, une petite photo-souvenir personnelle sur la terrasse du 4ème étage de la Mairie de Brest (Bureau du Maire).