Archives de catégorie : Ecrits

Traces et lignes

Le 1er avril, à Daoulas, les organisateurs du printemps des Poètes, membres de l’association Prim’Vers et Prose, présidée par Christine Nicolas, nous ont invités à déguster de savoureuses compositions associant photos et poèmes.

L’exposition en plein air, composée de 30 panneaux, est visible jusqu’à la fin septembre le long de la ria de Daoulas (Direction Logonna)

1912, un Titanic bigouden au Guilvinec

Petit rappel : au début du mois de juin 1911, tous les journaux d’Europe et d’Amérique font leurs gros titres sur le plus grand bateau du monde. Le Titanic, dernier-né de la flottille de paquebots de la White Star Line vient d’être lancé à Belfast, le 31 mai.

A la fin mars 1912, sous le commandement de son premier « pacha », le Capitaine Haddock (James Herbert), on procède aux essais techniques du navire. Celui que les ingénieurs ont baptisé l’« insubmersible » est déclaré « bon pour le service ».

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Une action de solidarité pour la SNSM suite à une liquidation

Noms de bateaux du Pays bigouden

Editions Emgleo Breiz Juillet 2014

Mon livre,« Noms de bateaux du Pays bigouden », sorti en juillet 2014, ne sera pas réédité.

En effet, la maison d’édition, Emgleo Breiz, ayant été liquidée, j’ai racheté à Me Soret, liquidateur judiciaire, les exemplaires restants.

Plutôt que de les laisser partir au pilon ou de les voir bradés au profit de n’importe qui, j’ai donc proposé à la SNSM du Finistère de vendre ces livres à leur profit.

Canot SNSM à Brest 2016

Pourquoi vendre ce livre au profit de la SNSM ?

Je suis guilviniste d’origine, vivant à Brest et fils de marin-pêcheur (Pierre Péron, mécanicien du canot SNSM du Guilvinec Patron Jean-Louis Courtès pendant près de 25 ans).

Passionné de patrimoine maritime, à ma retraite de l’Education nationale, je me suis inscrit à l’UBO (Université de Brest) pour passer le Diplôme Universitaire du CRBC (Centre de recherches bretonnes et celtiques).

Cette expérience m’a amené à publier en juillet 2014 une étude menée pendant 3 ans sur les noms de bateaux du Pays bigouden, aux éditions Emgleo Breiz, dirigées par Fanch Broudic (ancien rédacteur en chef de France 3).

Prix : 20 euros au lieu de 23.90 (25 euros par la Poste)

Mail : klaodp.p at orange.fr  tph : 06 41 27 50 03

La grande librairie

« Où l’on découvre comment et pourquoi des événements et la lecture de Gargantua ont permis d’alimenter le moulin de Maître Alfricobus Nens »

Mai 68. J’ai 14 ans et je viens de vivre « les événements » avec mes amis tout au bout de la Bretagne de la Mer. Nous avons manifesté sur les quais du port du Guilvinec parmi 5000 personnes : marins-pêcheurs, paysans sur leurs tracteurs et même bonnes sœurs de l’Hôpital ! Pour la première fois de notre vie, nous avons chanté l’Internationale en défilant aux côtés de nos professeurs du Lycée.

Octobre 68. Je rentre en seconde. Le programme de français comporte l’étude de l’oeuvre de François Rabelais. Je vais dévorer Gargantua avec une gourmandise qui ne quittera plus désormais mes lectures.
Notre professeur, un homme profondément humain, engagé politiquement au PSU, va refuser ce trimestre-là une inspection qui devait avoir lieu pendant un de nos cours. Nous expliquant pourquoi il avait mis l’inspecteur à la porte, compromettant ainsi son avancement et la suite de sa carrière (il recevra d’ailleurs un blâme), il nous fera comprendre qu’il existe dans la vie d’autres valeurs que la hiérarchie et la soumission à l’ordre établi.

L’étude commentée de Gargantua tombe à pic et s’insère parfaitement dans ce contexte. J’ai alors pris conscience qu’une certaine dose d’imagination, d’esprit critique et d’« anarchisme rabelaisien » serait utile pour devenir acteur de la construction d’une « autre société » revendiquée après les « événements ». Ce fil conducteur nous permettrait également d’éviter de devenir de bons moutons de Panurge. (Le général, qui traita les Français de veaux, n’avait sans doute jamais lu Rabelais.)

Le programme des réjouissances de l’abbaye de Thélème et son « Fais ce que voudras » nous entrouvrent alors une fenêtre sur des plaisirs terrestres – dont l’existence nous apparaissait en filigrane – à ne pas négliger, tout comme le rire et l’humour.
Notre avenir commence vraiment et, grâce à la lecture, un rayon de liberté s’offre à nous pour toute la vie.
N’en déplaise aux détracteurs de Maître Alfricobus Nens !

Texte présenté au jeu d’écriture « Le livre qui a changé votre vie » proposé par François Busnel aux fidèles de l’émission « La Grande Librairie » sur France 5.

Penmarc’h, 1874 : l’ « Affaire Bodéré », Crimes et empoisonnement

« Des crimes tels qu’on en voit rarement commettre pour l’honneur de l’humanité, viennent d’être découverts dans la commune de Penmarc’h et tiennent en ce moment tous les esprits en émoi. »
C’est par ces lignes que la presse [Journal « Le Finistère » du 7 octobre 1874] présente le drame qui vient de se jouer et qui va mener deux habitants du petit village de Keryaouen devant la Cour d’Assises du Finistère.
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Réflexions sur le paysage

Notre paysage mérite réflexion.  Qu’il soit  urbain ou naturel,
Il n’est que le miroir de la société des Hommes qui l’ont produit et modelé.
Face à lui, nos enfants n’accepteront pas que nous soyions restés de glace.
Ne leur gâchons pas cette fenêtre ouverte sur le monde.

concours minenvir9304

Refusons le principe de rendement qui mène au reniement.
Ne laissons pas l’effet se substituer à l’efficacité.
Régissons l’apparence pour qu’elle se plie à la transparence.
Agissons dignement pour que le reflet de notre civilisation mérite le respect.

Texte et photo présentés à l’occasion du concours
du Ministère de l’Environnement
« Mon paysage, nos paysages » (1993)

Va où Lorient te mène, Phil

Brezhoneg street movie e-barz An Oriant
Lorient, vers 16 heures, le 13 août 1982.
16 heures, c’est l’heure des violons d’Ingres : tout un chacun est poète à 16 heures, artiste ou bricoleur à 16 heures, chanteur ou musicien à 16 heures, bref, une heure favorable à toutes les aventures humaines et personnelles.
C’était donc à l’époque où le Festival s’appelait encore « Festival de Lorient », après avoir été « Fête des Cornemuses », à Brest, il y a bien longtemps. Certains l’appelaient aussi « Festival Interceltique », mais les technocrates ou communicants modernes n’avaient pas encore inventé le concept de « FIL ».
C’est donc à cette époque bénie que se passe cette histoire sans queue ni tête. Alors, ne vous inquiétez pas de ne pas lui trouver de fil conducteur, ou, plus grave encore, si vous en trouvez un et que vous le perdiez en cours de route. Continuer la lecture

« Ecoute ta mer »

« Ecoute ta mer »
Je me présente, je suis le Maître (à bord) du joyeux équipage d’un navire appelé CM2, naviguant à la Cavale Blanche de Brest, à tribord sur les eaux de la Penfeld.
Je profite de l’occasion pour vous raconter une petite histoire (vraie) Continuer la lecture