Archives de l’auteur : cperon

Kenavo Yves-Marie Péron

Une rencontre amicale sur les quais de Brest en 2012 lors des Fêtes maritimes : Yves-Marie et Françoise avec Henry Kérisit (Photo Claude Péron)

Yves-Marie Péron vient de nous quitter à l’âge de 82 ans. Même si nous n’étions pas de la même famille, rien ne nous empêchait de nous appeler réciproquement “cousins”.

Pierre Péron, le père d’Yves-Marie, était le peintre de la marine aux multiples talents connu de tous les brestois.

Pierre Péron, mon père, était marin-pêcheur au Guilvinec et peignait son bateau en bleu une fois l’an.

Voilà pour le point commun.

Je me souviens de la première fois où j’ai fait connaissance avec «la famille», en 1988. Je présentais mes photos à la librairie «Ar Bed Keltiek», dans la galerie du Quartz. Le mercredi, je passais en général une heure ou deux avec le regretté Bernez Boulc’h pour accueillir mes visiteurs (mais aussi ses clients ou futurs clients).

Une dame arrive avec des affiches pour une exposition de peinture : «C’est mon mari qui expose, il est le fils de Pierre Péron.» Je lui réponds dans la foulée : «Mais moi aussi, je suis le fils de Pierre Péron et j’expose mes photos ici.» Et depuis ce jour, nous sommes devenus «cousins»!

Puis, de rencontres en rencontres, nous avons sympathisé tranquillement.

Je me souviens aussi de dédicaces amicales, comme celle qui a eu lieu à la libriarie de la Cité rue de Siam, juste avant sa fermeture, en 2002 ou 2003, lors de la sortie de «P. Péron de A à Z» (Coop Breizh). En témoignent ces quelques phrases :

Pour en savoir plus sur son parcours d’artiste, l’article du Télégramme

Clin d’œil à JM Pouzet

Le Mont bleu (Photo Claude Péron)
Uluru, la Montagne rouge (Photo Claude Péron)

Je vous propose, en clin d’œil à un photographe de talent rencontré lors d’un salon d’arts à la salle Cap Caval de Penmarc’h le 5 septembre dernier, ces deux clichés de filets à sardines au port de Saint-Guénolé Penmarc’h.

Il se définit lui-même de la manière suivante :

Photographe plasticien, installé près des Sables d’Olonne, Jean-Michel POUZET pratique une photographie contemporaine, minimaliste, coloriste et narrative, où l’interprétation allégorique est de mise. Sa présentation artistique originale tranche avec la photographie traditionnelle ; elle explore une abstraction, très colorée, un symbolisme chantant sur la morale, le social ou la sensualité…

Pour découvrir l’ensemble de son œuvre, voir son site web.

Guirec Soudée à Brest : rencontres improbables

Auteur d’une double traversée transatlantique à la rame en solitaire en moins d’un an, Guirec Soudée vient de rejoindre Brest le vendredi 1er octobre.

D’abord d’Est en Ouest, des Canaries à St Barthélémy, il va parcourir plus de 5000 km en 74 jours à la force des bras (fin 2020 – février 2021). Il repart en juin du Massachusetts (États-Unis) pour une traversée d’Ouest en Est.

Le “canot” de Guirec Soudée au ponton de la marina du Château de Brest. (photo Claude Péron)

Cette fois-ci, il va ramer 107 jours dans l’Atlantique nord et couper la ligne d’arrivée fictive au nord d’Ouessant le jeudi 30 septembre 2021 à 10 h 49.

Tous les médias, journaux, radios et TV ont raconté en long et en large l’arrivée du navigateur, les péripéties de son épopée héroïque, les rencontres qu’il a faites ainsi que les dangers auxquels il a réussi à échapper.

Par contre, aucun n’a fait mention de deux personnalités venues saluer à leur manière l’exploit de Guirec Soudée.

Jean-Yves Le Fourn, l’artiste créateur du concept des poules de Brest et Guirec Soudée, le navigateur à la poule Monique, à la sortie du ponton (photo Claude Péron)

Même si la poule Monique n’avait pas embarqué pour ces nouvelles aventures transatlantiques, il était écrit que ces deux-là devaient se rencontrer un jour ou un autre. Guirec s’est vu offrir par Jean-Yves, en guise de cadeau pour décorer le “canot”, une poule noire réalisée au pochoir sur fond blanc, une copine brestoise pour Monique !

Owen Andro, jeune prodige du bagad Cap Caval, venu spécialement de Penmarc’h, donne une aubade de cornemuse pour le retour de Guirec (photo Claude Péron)

Déjà champion de Bretagne des moins de 12 ans, le jeune Penmarchais, obtient le titre de champion de Bretagne de cornemuse solo des moins de 15 ans, à 13 ans seulement en 2017 à Ménez Meur. Par la suite, Owen va intégrer le bagad Cap Caval, plusieurs fois champion de Bretagne des bagadoù. Il est entraîné par Hervé le Floch, professeur de grande qualité, enseignant depuis 1996 à Sonerion. Passionné aussi de musique écossaise, Hervé Le Floc’h participe au championnat du monde de musique écossaise avec le bagad en formation « Pipe band ». (Informations : Ouest-France et Breizh-Music)

Pour honorer le retour du navigateur, Owen a interprété Green Lands, une mélodie composée par Dan Ar Braz. Ecouter

Un autre monde

J’ai choisi la peinture parce qu’elle m’était autant nécessaire que la nourriture. Elle me semblait être une fenêtre par laquelle je pouvais m’envoler dans un autre monde.
Marc Chagall

Kenavo Brigitte Maillard

A Daoulas, lors du Printemps des poètes 2017. Brigitte est la première à gauche de la photo.

Femme d’une grande sensibilité qu’elle traduisait admirablement dans ses poésies, Brigitte Maillard nous a quittés la semaine passée. J’ai eu l’occasion de la rencontrer à de nombreuses reprises lors des salons du livre “Plumes de paon”, du livre bigouden de Pont-l’Abbé et à Daoulas lors du printemps des poètes organisé par l’association Prim’Vers et prose. Que la poésie lui soit douce pour toujours !

Pour en savoir plus, voir le site du Printemps des poètes

Micro-toponymes de Guilvinec (1880) 2ème partie

Il ne reste malheureusement plus de témoins de l’utilisation des noms des nombreuses petites parcelles (microtoponymes) qui composaient anciennement le territoire de Guilvinec, faute d’usage quotidien pour désigner ces lieux fréquentés pour le travail des champs essentiellement ainsi que pour la connaissance des propriétaires répertoriés au cadastre1. Celui-ci nous révèle cependant environ 150 noms, essentiellement en langue bretonne et quasiment tous perdus aujourd’hui. La consultation de ce document est un vrai régal concernant la profusion de façons de nommer les parcelles, avant que n’apparaissent les noms de rues – dans les années 1920 – en se basant sur l’observation de la nature et du paysage façonné par l’homme. Un patrimoine imagé et informatif essentiellement oral qui ne pouvait que s’accompagner d’un travail de mémorisation pratiqué au quotidien ! Un vrai lexique que cette collection de noms !

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