Jardin du Vaéré

Le jardin du Vaéré est un lieu remarquable de la commune de Plougonvelin. Situé à moins de deux kilomètres du site de la Pointe Saint-Mathieu, il a été conçu et sans cesse amélioré pour le plaisir des visiteurs par M. Gaby Quellec. Si vous ne disposez pas du temps nécessaire pour entreprendre le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, vous n’aurez pas un trop long trajet à faire pour rejoindre, depuis le GR 34, ce petit jardin qui vous éblouira.

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Esprit de Gauguin

Hier, dans l’église de Pont-Aven, la lumière du matin jouait avec les vitraux. L’esprit de Paul Gauguin serait-il encore présent au travers de ces jeux de couleurs ?

Dauphin amateur d’art contemporain

On pourrait le baptiser Jackson comme Pollock, ce facétieux dauphin venu se planter là, au beau milieu d’un tableau de peinture abstraite. Ou encore Kadege, comme le fileyeur brestois dont le tableau arrière se reflète dans l’eau du Premier bassin du Port de Commerce, où il est amarré au nouveau ponton, Quai Malbert.

Drôle de nuage

Observé hier soir sur la rade de Brest à l’entrée du port à partir de la digue La Pérouse. Il devait bien mesurer de 2 à 3 km de long. Peut-on le classer dans une catégorie connue ? Mystère !

Fata Morgana sur Molène

Fata Morgana à Lampaul-Plouarzel le 2 juillet 2014 (Photo Claude Péron)

Cet été, on voit régulièrement des photos de cette illusion d’optique publiées dans le Télégramme (à Locmariaquer et aux Glenan). Celle-ci fait partie d’une série de photos de Fata Morgana visible au-dessus de Molène et d’Ouessant au début de l’été 2014. Mon ami artiste Jean-Yves André, installé à Argenton (Landunvez), m’a confirmé avoir déjà aperçu ce phénomène dans le secteur.

Pour en savoir plus sur ce curieux phénomène optique, lire la page de Wikipédia qui lui est consacrée.

Pierre, de Logonna

Saint-Pierre, le premier des 12 apôtres figurés sur la stèle de Rungléo à Logonna-Daoulas
(Acrylique 50 x 70 Claude Péron)

Le dimanche 2 août, l’association Couleurs de Bretagne a eu la bonne idée d’organiser un concours de peinture mettant en valeur le riche patrimoine de la commune de Logonna-Daoulas.

En cette année bizarroïde, je me suis dit que ce serait une bonne occasion de participer à un événement jamais encore vécu, une nouvelle aventure.

Après des années de cours du soir aux Beaux-Arts de Brest avec le docteur Bellec, Pierre Cap, Jean-Pierre Auclair, Gilbert Caroff et Hung Rannou principalement, j’ai laissé tomber les crayons et les pinceaux après 2008.

Photo Gérard LC

C’est donc avec un grand plaisir que je me suis inscrit à cette journée. Ayant choisi, après une petite recherche sur Wikipédia, le site de Rungléo et son “menhir christianisé” des 12 apôtres, je me suis retrouvé sur place avec un couple de rennais, Claude, à l’aquarelle, et son épouse, Christiane, au pastel sec.

Habitués des ateliers d’arts plastiques de leur région et du concours Couleurs de Bretagne, ils ont été de bonne compagnie, me prodiguant conseils et critiques bien senties. Nous avons également pu échanger autour d’un verre, un apéro sympathique offert par un de leurs amis résidant à Logonna.

Nous avons aussi reçu la visite de la famille du château de Rosmorduc, trois petites filles qui ont produit chacune un dessin avec le savoir-faire inhérent à leur âge, accompagnées de leur mère et leur grand-mère. Cette dernière nous a permis d’échanger sur la généalogie, l’histoire locale et le patrimoine de la commune.

A la fin de la journée, le jury ayant délibéré, j’ai gagné le droit de retenter ma chance une prochaine fois ; mes nouveaux amis rennais eux, ont vu leur joli travail récompensé par un prix chacun. Bravo à eux !

Pour en savoir plus sur la stèle de Rungléo

La stèle de Rungléo Photo Gilbert Le Moigne Wikimédia Commons CC-BY-SA 3.0

“Célèbre entre toutes est la Croix des apôtres de Rungléo à Logonna-Daoulas. Tournée vers le Nord, elle rompt avec la règle des croix occidentées. Le bétyle en pierre ocrée extrait d’une carrière voisine, loin d’afficher l’usure qui sied aux mégalithes, n’est pas comme eux planté en terre. Il est posé sur une pierre qui, en revanche, montre, un sillon destiné, selon M. Giot lui-même, à quelque usage néolithique.

Pour comprendre cette croix sans équivalent, est-il besoin de recourir à l’art d’Irlande ignoré des anciens de nos carrières ?

Car, en définitive, ce sont eux qu’il faut interroger pour comprendre et les inviter à montrer ce qu’ils ont produit à la même époque, dans le même style et le même matériau, en l’occurrence le calvaire du Tréhou, de 1578 dont les apôtres sont analogues à ceux-ci.

Rungleo est au centre de la zone d’extraction de la pierre dite de Logonna. A six cents pas, le sanctuaire de Sainte-Marguerite accueillait le pardon des carriers.

Ainsi, sans remonter à un Xle siècle hypothétique, il n’est pas incongru de voir dans le bloc façonné sur une seule de ses faces un panneau référence élaboré de chic par un maître de carrière pour offrir à ses ouvriers l’image référence des Douze munis de leurs attributs.”

Yves-Pascal Castel, En Bretagne, croix et calvaires, Editions Minihi Levenez 1997