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Kenavo Manu,

Manu Lann Huel, né Pierre Manuel, artiste et voix de la Bretagne vient de couper définitivement le son. Diaoul ar Yeuc’h, le diable du Juch, avait 77 ans, une vie bien remplie de créations et d’accompagnements de musiciens de différents styles (Didier Squiban, Dan ar Braz, Jacques Pellen entre autres), au travers de compositions ou d’interprétations.

En ce qui concerne son répertoire personnel, il avait composé de nombreux morceaux poétiques en français et en breton, rendant hommage à la culture bretonne (et en particulier, à l’œuvre de Per-Jakez Helias) qu’il disait, chantait ou slamait, de sa voix reconnaissable entre toutes .

Dans le milieu musical, ses petits camarades avaient l’habitude, à une époque, de se moquer gentiment de ses rares apparitions publiques, évoquant son seul et unique concert de l’année, « l’annuel ».

J’ai entendu parler de lui au début, comme beaucoup de gens de ma génération, pour ses participations militantes, prenant le micro en solidarité avec les grévistes du lait et du Joint Français. Un OVNI barbu et chevelu, un véritable barde breton !

Ma première rencontre avec l’homme en concert doit être celle que j’ai illustrée par les photos ci-dessous, chez Pépé Munoz, batteur bien connu, au Rabelais, accompagné par Patrick Audouin.

Concert de Manu à la taverne Le Rabelais de Guilvinec, chez Pépé Munoz, à la fin des années 70 Photo CL PERON

Accompagné par Patrick Audouin aux claviers Photo CL PERON
Dans le public, Françoise et Claude Morizur, futur co-directeur du Fourneau, Centre National des Arts de la Rue à Brest.

Au début des années 80, on le voyait régulièrement zoner dans une sorte de pub un peu marginal, branché culture bretonne et celte, route de Gouesnou à Brest, faisant la manche ou quémandant un demi. Il m’avait avoué vivre dans un ancien moulin, loué pour un franc symbolique à un Américain. La vraie galère !

Plus tard, à la même époque, on le rencontrait souvent du côté du Café des Mouettes au port de commerce, haut lieu fréquenté par les militants bretons de l’UDB (Jean-Claude Solignac vendait le Peuple Breton) et surtout par tous les pistards brestois (il restait ouvert jusqu’à 2 heures du matin) avant de rejoindre Recouvrance, quartier chaud des nuits brestoises.

Manu avait choisi de s’identifier à un marin voyageur, célèbre personnage de Bd, dont il avait revêtu la tenue : uniforme blanc à boutons dorés et casquette blanche à visière avec ancre de marine. Vous avez sans doute reconnu Corto Maltese ! Une ressemblance incarnée fort vraisemblable et élégamment mise en scène !

Comme beaucoup de musiciens et d’artistes brestois de tous poils, il fréquentait la Place Guérin et ses bistrots, le Triskell et La Plage, hauts lieux de la culture où tout le monde était le bienvenu, même si tu affichais une différence, considérée comme une richesse apportée et non un argument de discrimination. La tolérance et l’acceptation de l’autre étaient des critères admis par tous les acteurs culturels de la place.

Je me souviens particulièrement d’un débat animé au comptoir du Triskell entre Manu et Nobby Clarke. Le sujet ? Les vieux jours des musiciens ; comment se passerait leur retraite ? Serait-il préférable de se fondre dans la masse et n’être plus « quelqu’un » (de connu) parmi des anonymes ? Ou alors, l’argent collecté par la SACEM sur leur dos ne pourrait-il pas être mieux utilisé en créant des établissement spécialisés, sortes de maisons de retraite pour musiciens ? Comment faire dans ce cas pour effacer ou atténuer les égos particulièrement développés chez certains — une évidence — , pour éviter les conflits, inévitables. Le débat ne fut pas tranché, aucune solution envisagée ne paraissant la meilleure et acceptable par les deux protagonistes !

Autre anecdote dont j’ai été partie prenante au Café de la Plage : vous vous souvenez sans doute de l’opération de santé publique au slogan « Trois jours sans alcool » — qu’un artiste bédéiste de talent avait transformé, reprenant une image de pochtron affalé sur un comptoir, en 3 jours sans alcool, 362 jours à bloc, un dessin affiché dans le dit bar ?

Il se trouve que le mercredi midi précédant le week-end de l’opération, je me trouvais au comptoir du Café de la Plage, en compagnie de Manu, au moment où arrive une équipe de France 3 (FR Tri). Avec l’accord du journaliste, nous nous sommes répartis les rôles : Manu en breton et moi en français (à l’époque je ne maîtrisais pas suffisamment ma langue maternelle !) avec le même message : si l’on vient dans un lieu comme celui-ci, c’est surtout pour la convivialité, la rencontre, l’échange, mais surtout pas pour s’arsouiller, evel just ! message reçu 5 sur 5.

Par la suite, j’ai eu plusieurs fois l’occasion de recroiser Manu, lors de différents événements.

Le vernissage de l’expo « 25 Figures » organisée par « Artitude » à la mairie de Saint-Marc en 1996, ici avec Pierre Gilles, autre éminente figure brestoise.

Artitude 1996 Photo CL PERON

Ou encore au Vauban avec Jacques Pellen, lors de l’hommage à Nobby Clarke en 2010.

Vauban 2010 Photo CL PERON

Voir aussi sa page Wikipédia, avec de l’à peu près sur son identité :

Heureusement, d’autres sources permettent de vérifier la réalité de son identité:

Alors, « Iles, elles  » ?

Kenavo Hervé

Hervé Grall au port de commerce de Brest Photo Claude PERON

Hervé Grall, expert de la mer et passionné de bateaux du patrimoine, est décédé ce mercredi 13 mai 2026 à Brest, à l’âge de 86 ans.

Je l’avais rencontré pour une interview en 2016 un peu avant les Fêtes maritimes de Brest. Je vous livre ci-dessous l’intégralité de l’article (consulté plus de 10 000 fois depuis cette date) que je lui avais consacré dans Wiki-Brest.

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Rhizostoma pulmo à Saint-Pabu

Ces grosses méduses de plusieurs dizaines de centimètres de diamètre ont fait leur apparition sur la plage de Korn ar Gazel. Aussi appelées « poumons de mer », elles sont réputées peu urticantes, mais il est cependant conseillé de ne pas les toucher.

Peseurt yezh ‘vez desket er skolioù brezhoneg ?

Setu amañ pennad kinnig prezegenn Erwan ar Pipeg er Skol Veur Lizhiri Brest (V. Segalen, sal B001 Yves Moraud) d’ar yaou 30 a viz Ebrel, da 18 eur. 

E galleg, digoust, digor d’an holl.

Jeudi 30 avril 2026 à 18 heures

Le breton et les pratiques pédagogiques

par le sociolinguiste Erwan Le Pipec

La chute du nombre des locuteurs du breton crée parfois une certaine inquiétude. Pourtant, outre la question du nombre, il faut souligner que l’âge des bretonnants s’est aussi spectaculairement abaissé : un sur trois a aujourd’hui moins de 40 ans. Alors, puisque les jeunes se voient souvent reprocher de parler un breton totalement différent de leurs ainés, qu’en est-il réellement ? Le travail de terrain présenté ici montre que le breton des enfants est en réalité un phénomène bien plus complexe…

Salle B001 Yves-Moraud, faculté Victor-Segalen – Brest

Entrée libre et gratuite


Guirec Soudée, les océans à l’envers en 94 jours, 21 heures et 58 minutes

Un petit curieux, le phoque « Moustache », est venu saluer l’ami Guirec samedi après-midi, sous les yeux ébahis du public de la digue Lapérouse.

Le globe-navigateur costarmoricain Guirec Soudée vient d’établir un nouveau record : celui du tour du monde à l’envers, d’est en ouest, contre les vents et les courants dominants. À 34 ans, il est le premier à boucler l’aventure sur son multicoque Ultim MACSF en moins de 100 jours.

Alexia Caoudal – la dernière Bigoudène à porter la coiffe – vient d’avoir 100 ans

Le 28 février 2026, Alexia a fêté ses 100 ans au Mambo de Penmarc’h, entourée de sa famille (trois enfants, huit petits‑enfants et quinze arrière‑petits‑enfants) ainsi que du maire Jean‑Paul Stanzel et du président de la Communauté de communes du Pays Bigouden Sud, Stéphane Le Doaré.

Pendant nombre d’années, il était courant de la voir participer, en grande tenue, à des événements culturels du pays bigouden et, en particulier, en voiture de maître avec chauffeur, au défilé costumé d’Eckmühl à Saint-Guénolé au mois de juillet. Petit échantillon de photos ci-dessous.

Photos et création graphique Claude Péron

Et, en guise de clin d’œil, un petit bonus offert par votre quotidien local préféré, le seul qui dit la vérité !

© Le Télégramme

Urban zone aux Capucins

Il y avait foule ce samedi aux Ateliers des Capucins à Brest pour le festival Urban zone, festival de sports urbains, qui a lieu du 18 au 22 février 2026. Cet événement propose une découverte et des initiations à diverses disciplines sportives urbaines, ainsi que des shows, contests et démonstrations, organisés par l’UFOLEP et le service des sports de la ville de Brest.

En présence d’un visiteur de marque, Fañch ar Glav (en breton François La Pluie, car il pleut toujours quand il se déplace dans le Finistère). L’ancien Président était venu apporter son soutien à son ami François Cuillandre (Fañch an Ourmel, François Les Ormeaux, produit de la mer réputé, et très apprécié dans le secteur compris entre Plouarzel et Molène — N’est-ce pas Dédé, dit le « Seigneur des Ormeaux ? » ) pour sa candidature à un cinquième mandat de maire de Brest.