Archives de catégorie : Photos

Mes 10 km – avril 2021 – # 1

Le GR 34, le dimanche de Pâques, sur la commune de Plouzané. Une belle lumière du matin éclaire le chemin de Compostelle qui part de l’abbaye de Saint-Mathieu de Fine Terre.

Ah ! Relire “Garce d’étoile”, tout premier “Brest-seller” de l’ami Hervé Bellec. Une réponse à une nécessité absolue de liberté !

Je choisis plutôt d’explorer ce tronçon du GR 34 – Compostelle situé tout à l’ouest de mes 314 km², aux alentours de la batterie ou fort du Mengant (Men Gam, rocher courbe en breton), construite par Vauban au XVIIe siècle.

Le site de la batterie du Mengant

Même si le site n’est plus une priorité pour la Marine, il reste interdit au public. La présence de celle-ci est visible par des panneaux, mais aussi par une jolie réutilisation d’une borne de marquage octogonale, détournée pour guider les randonneurs.

Les chemins caillouteux souvent pentus sont parfois aménagés sur certains secteurs, avec des marches d’escaliers traversant les basses futaies de petits chênes tordus dans tous les sens. Un blockhaus en ruine à moitié tagué n’est pas en reste et arbore fièrement ses emblèmes colorés.

Les humains s’adonnent à leurs passe-temps préférés : marche, course ou pêche à la ligne. L’un d’eux, à qui je demandais ce qu’il pensait prendre, maquereau ou bar, m’a avoué qu’il n’en savait rien, car c’était une première fois pour lui. Espérons que le poisson d’avril lui sourira !

Le premier lézard vert de la saison traverse à toute berzingue le sentier terreux, me laissant à peine le temps de cadrer et déclencher. La nature s’est mise en costume printanier et s’éveille, éclatante de nuances de vert parsemé de jaunes d’or, de blancs et de violets. Une renaissance qui ne peut que rendre optimiste pour la suite, espérons-le !

Voir les photos sur la galerie Mengant

Le fort du Mengant sur Wikipédia

Mes 10 km – avril 2021 – # 0

Le troisième confinement vient d’être décidé. Un mois à occuper dans un rayon de 10 km autour de chez nous, dans un disque de 314 km² et une circonférence de 62.8 km. Alors, quelle attitude adopter ? Subir cet état de fait, comme tous les pleurnicheurs professionnels attitrés ? Ou alors faire preuve de créativité et mettre à profit cette contrainte pour explorer cette frontière imaginaire propre à chacun de nous, selon sa situation géographique ?

Mon territoire virtuel autorisé de 314 km², moins évidemment une partie “liquide” englobant le goulet, la rade et l’Elorn.

C’est cette deuxième hypothèse que je choisis afin de revisiter des espaces que je crois connaître, que je connais probablement partiellement ou alors carrément pas du tout. Le but final de l’opération : la création d’une œuvre picturale multiple, sans limitation de nombre et de sujets, qui sera partagée sur ce blog.

Ce concept de prises de vues (A un kilomètre de chez moi) avait déjà été utilisé et décliné en projet photographique lors du premier confinement de mars-avril 2020 par le Centre Atlantique de la Photo de Brest (pour rappel, voir les articles suivants : A 1 km de chez moi et ma proposition).

Donc, nouveau confinement, nouveau concept, nouveau projet. Comme celui d’il y a un an était très contraignant dans son principe (aller sur le cercle en tournant le dos à son domicile) – et d’ailleurs non respecté par certains participants retenus par le jury pour l’exposition finale – j’ai décidé de définir une formule plus souple alliant déplacements motorisés pour rejoindre la “zone-frontière” et à pied pour la découverte de ses abords, à l’intérieur de la limite autorisée.

Les résultats de cette quête seront visibles sur ce blog sous forme d’articles liés à des galeries de photos comportant des paysages, des éléments naturels et humains, ainsi que des plans rapprochés sur diverses matières et matériaux.

Monde trouble

Il faut avoir une part de délire, c’est la poésie, c’est l’incertitude, c’est l’hésitation, c’est le trouble, et c’est la source de la créativité.

Boris Cyrulnik

I L O E

Il paraît qu’en latin « photographie » se dirait imago lucis opera expressa, c’est-à-dire image révélée, « sortie », « montée », « exprimée » (comme le jus d’un citron) par la lumière.

Roland BARTHES

Parapluie d’images

La météo ne prévoyant que du crachin (un léger lâcher de collodion humide) pour les jours à venir, n’oubliez pas votre disglavier !

Compte tenu des conditions sanitaires (Vidoc 19, échappé du bagne), et de toutes les contraintes qui vont avec, les organisateurs du Festival Pluie d’images se sont vu devoir présenter une bonne partie des expositions dans l’espace public. Une grande marée d’images mouillées à prévoir ! Ainsi que les courageux (ses) visiteurs (ses).

Et tant qu’à faire, pour que vous ne restiez pas en rade, je vous offre un exemplaire de cet objet merveilleux qui vient de passer quelques mois au fond d’un bassin du port de commerce, sous un ponton. Là, à l’abri des éventuelles baleines qui auraient osé venir chasser le plancton à la belle saison, il a servi de support à la colonisation des vers marins, algues et autres éponges.

Comme quoi, un parapluie trempé dans l’eau peut également contribuer à sa façon à la préservation de la biodiversité marine.

Merci Pluie d’images pour cette édition complètement décalée !

L’or du premier janvier

Cadeau de 2021 ou signe d’espoir ? Le goulet de Brest avait décidé de faire le spectacle ce 1er janvier au moment du coucher de soleil. Ce feu d’hiver pictural nous rassure et nous fait envisager l’avenir avec optimisme.