Archives de catégorie : Photos

Krakeanopolis

Poulpe à Océanopolis (Photo Claude Péron)

Le Kraken

Sous les agitations de la surface,
Loin, loin, dans le calme des abysses,
Enveloppé de son très vieux sommeil sans rêve,
Repose le Kraken.
De faibles reflets de lumière
Frôlent ses flancs ténébreux.
Des éponges géantes, millénaires,
L’entourent.
Dans la pénombre des cavernes infinies,
D’énormes poulpes
Démêlent de leur bras la verte statuaire.
Il s’y repose depuis les premiers âges
Et toujours monstrueusement grandit,
Dévorant d’immenses vers marins,
Jusqu’à la Fin des Temps, le dernier incendie,
La rouge Apocalypse.
Alors, pour la première fois,
Il sera vu des hommes et des anges.
Il se réveillera dans l’horreur pourpre,
Il montera à la surface
Et y mourra.

Alfred Tennyson, 1830

Ar Vro Bagan e Meneham

Ar benseerien

Savet eo an abadenn-mañ diwar pezh-c’hoari Tangi Malmanche, Ar Baganiz, bet c’hoariet alies gant Ar Vro Bagan, e brezhoneg koulz hag e galleg. E 1954 e krog an istor : un toullad bugale a zo deut da dremen an hañv e Brignogan, e trevadenn-hañv Renault.

Emaint o pourmen e kêriadenn Meneham, e Kerlouan. Gwelet a reont merc’hed o lakaat bezhin da sec’hañ, pesketaerien o tont eus ar mor. Dre d’ar mare-se emaer o filmañ ar pezh-c’hoari Ar Baganiz en terouer.

Mont a ra ar vugale da sellet ha da c’hoari er film zoken. Gwelet a reer ul lodenn eus ar pezh-c’hoari dirak an tiez kozh : an ostaleri, ar c’hazarn, an tiez kuzh-daol, ti-soul Job Salou.

E 1681 e tremen istor Ar Baganiz : nevez embannet eo lezenn ar Mor gant Colbert. Difenn eo, hiviziken, kemer ar peñse deut gant ar mor, ha barnet d’ar marv an neb a raio tan da lakaat al listri d’ober peñse. Gwall-amzer a zo, ul lestr saoz a zo en argoll. Petra a raio ar Baganiz, mitio ?

Evit gouzout hiroc’h, lec’hienn Ar Vro Bagan

L’île aux artistes

J’avais lu quelque part qu’il existait, sur la côte du Pays des Abers, une île connue pour accueillir régulièrement des artistes. De quoi attiser ma curiosité ! Mais, un peu incrédule, comme Saint-Thomas, il m’a fallu me rendre sur place pour vérifier l’information. Comment un caillou, ponctuant cette côte, comme des dizaines d’autres disséminés en vrac par une main géante dans cette mer inhospitalière pour les marins, pourrait-il accueillir des artistes et leurs œuvres ?

C’est à un véritable jeu de piste à la Sherlock Holmes que je me suis livré pour aboutir à une découverte majeure. Pour en savoir plus, je vous propose de refaire avec moi le trajet qui m’a mené jusqu’à ce lieu de lumière, magnifique et magnifiée, où des artistes se sont amusés, comme les grecs anciens, à écrire avec de la lumière.

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Mille mots pour un guillemot

Au bon souvenir de mes amis, Mich et Claudine et Yvon

Cette photo, je n’ai eu aucun mal à la prendre ! Et comment ! L’oiseau ne bougeait pas ! Et j’avais mon matos, prêt à mitrailler ! Pas comme ce dimanche de printemps où un facétieux guillemot avait décidé de nous narguer au bout de la digue Lapérouse. Aucun de nous n’avait ni appareil photo, ni téléphone qui aurait pu faire l’affaire …

L’oiseau, sans doute échappé de la réserve du Cap Sizun, ou d’autres falaises locales proches de la rade de Brest, avait trouvé refuge et — probablement — nourriture ici, le gîte et le couvert, quoi ! Comme disait Pierrot la Tendresse, une jolie colonie de vacances !

Pendant une dizaine de minutes, le guillemot en question, puisque c’est son nom, de Troïl même, d’après les spécialistes, nous a régalé d’un véritable spectacle, un numéro de comédien bien huilé, sortant à la verticale de l’eau pour se pomponner à coups de becs dans les ailes qu’il agitait en cadence pour éliminer tout ce qui pouvait être parasites et autres salissures, le tout à moins de dix mètres des animaux à deux pattes, perchés sur le béton, ébahis par la prestation. Un véritable ballet aquatique spontané, à côté duquel certains spectacles payants avec des oiseaux dressés pourraient “aller se rhabiller” !

Cet épisode restera dans la légende et les souvenirs, avec les regrets que vous savez maintenant, de ne pas avoir pu immortaliser la scène. Je m’arrête là, car comme le titre le dit, j’aurais pu trouver mille mots pour la raconter, mais je les réserve à mes amis.

Les cinquante ans des Sonerien DU

Gilles Simon vient de commettre un ouvrage très complet, bien illustré par des photos d’archives, sur les cinquante ans de « carrière » du groupe « Sonerien DU » (Éditions AGLD – Roland Chatain). L’auteur y retrace avec précision les différentes étapes de la vie du groupe de « sonneurs du Pays bigouden », les DU en raccourci. Sa lecture permet aisément de comprendre les différentes évolutions qui ont eu lieu au fil des années, avec le passage au professionnalisme, le départ ou l’arrivée de certains musiciens.

Éditions AGLD

Roland Chatain, Route de Kerigou, Kermatheano, 29120 Plomeur 06 33 25 11 21

A moitié-route (logo Fanch Le Hénaff – affiche collection CL P)

Cependant, il y aurait probablement « moyen » d’en rédiger un deuxième volume, en interrogeant les « fans », les amateurs de festoù-noz, les organisateurs, les journalistes, etc … avec un corpus de témoignages « venant d’en bas » et qui contribueraient, j’en suis certain, à encore mieux connaître l’essence du phénomène DU, sans rentrer dans la sociologie pure et DUre, mais pourquoi pas, après tout ? Je vous livre ici un certain nombre de souvenirs qui restent gravés dans ma mémoire.

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De toutes les couleurs

Procris (sur le plantain) et zygène (sur la jasione) nous en font voir de toutes les couleurs en ce printemps.

A voir sur le sentier côtier (GR 34) entre Plougonvelin (Keryunan) et Saint-Mathieu.