Archives de catégorie : Mémoire

Pauvres vieux

Il n’y a pas que pendant cette période de confinement imposé par la loi que sont signalés des abus de la part de certains membres zélés des forces de l’ordre. En voici un exemple daté de plus de 120 ans, arrivé à deux pépés échappés de leur EHPAD – on disait « hospice » à l’époque – et voulant se distraire un peu. A rire ou à pleurer ?

« Le 10 de ce mois, vers une heure et demie de l’après-midi, un des gendarmes de notre brigade venait de surprendre les nommés Guirriec (Corentin), 18 ans, marin-pêcheur et Bilien (Michel), 26 ans, journalier, pêchant des plies à la main, dans l’étang de Pont-l’Abbé, soumis au régime fluvial.

En s’en retournant, le gendarme vit deux vieux bonshommes, qui étaient assis sur la berge et qui, pour passer le temps s’étaient amusés à jeter dans l’eau, chacun une mauvaise ligne de fond, à laquelle étaient attachés deux hameçons. Pour les retenir, un caillou, tout ce qu’il y a de plus primitif.

Procès-verbal a été dressé contre ces deux pauvres vieux : ce sont les nommés Copias (Pierre), 72 ans, et Loussouarn (Pierre), 80 ans, tous deux pensionnaires de l’hospice, qui s’étaient rendus sur le bord de l’étang. Ces malheureux n’avaient pris aucun poisson et il est probable qu’ils n’en auraient pu prendre.

Le gendarme, sévère, a verbalisé et a confisqué la ligne de ces vieux enfants ; ils ont dû pleurer, nous en sommes persuadés. Espérons que M. le Procureur de la République saura apprécier les faits à leur juste valeur et tiendra compte à ces délinquants de l’innocence de leurs intentions. »

Journal Le Finistère 1899

Histoire d’une épidémie en 1885 au Guilvinec

A lire : un article datant de 1892 particulièrement éclairant sur une terrible épidémie au travers du rapport de Henri Monod, tout juste nommé Préfet du Finistère en 1885.

Le département du Finistère ne se distingue pas seulement par sa position géographique toute spéciale, il offre à l’économiste un spectacle curieux. C’est un des trois départements de France où la mortalité est la plus élevée et un des trois où l’excédent des naissances sur les décès est le plus fort. Nulle part la misère n’est plus grande et nulle part elle n’est supportée avec plus d’insouciance, on pourrait dire d’inconscience. L’instruction, l’assistance publique, l’hygiène sont rudimentaires. Par contre avons-nous besoin d’insister? la consommation de l’alcool y est effrayante.

On comprend qu’un pareil terrain soit propice aux épidémies. Toutes les épidémies de choléra qui se sont abattues sur la France ont frappé le Finistère et, en certaines communes, terriblement. Le Guilvinec est de celles-là.

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Une famille de 147 enfants …

En 1908, on peut lire dans le journal Le Finistère un article consacré à une situation exceptionnelle : celle d’une famille particulièrement nombreuse vivant dans le port de pêche du Guilvinec !

« Au Guilvinec vit une vénérable veuve, Mme Le Cléac’h, âgée de 87 ans, dont le nombre des enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants et enfants des arrière-petits-enfants s’élève au nombre de 147.

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Sans Chichi

Comme le chantait Jacques Brel, “Adieu Chichi, on t’aimait bien”. Sauf les peintres de bateaux d’un grand port de pêche français, lors de la campagne présidentielle de 1995, qui ne pouvaient pas te voir, même en peinture ! Ça l’affiche mal !

Dans les prisons de Brest

Le numéro Hors-série n° 7 des Cahiers de l’Iroise sera présenté le samedi 21 septembre 2019 à 15 h 30, lors des Journées Européennes du Patrimoine. Intitulé “Dans les Prisons de Brest et du Finistère, XVIIème – XXIème siècle”, il propose plus de 250 pages d’articles de qualité sur un sujet peu traité. Salle des Mariages de l’Hôtel de Ville (entrée par le Hall d’Honneur, Place de la Liberté.

A 16 h, Madame Caroline Soppelsa, docteur en Histoire de l’Art Contemporain et maître de conférences associée à l’École Nationale d’Architecture de Lyon, évoquera l’histoire de la prison de Pontaniou. Elle a en réalisé une étude approfondie sur sollicitation du cabinet d’architectes associé au promoteur retenu pour la reconversion du site. Elle nous fait également le plaisir d’être l’auteure d’un article très complet sur le sujet dans le nouveau “Cahier de l’Iroise”.

Pour en savoir plus, lire le communiqué de presse de la SEBL

Nicolas Hulot, des racines ti-zef de Brest-Même !

Ce mercredi à 11 heures, François Cuillandre, maire de Brest, et Nicolas Hulot ont dévoilé une plaque honorant son ancêtre, Hyacinthe Martin Bizet, Maire de Brest de 1848 à 1865.

Le maire de Brest, François Cuillandre, et Nicolas Hulot dévoilent la plaque.

Pour en savoir plus, lire les deux articles que j’ai publiés sur le site collaboratif Wiki-Brest en 2016 :

Hyacinthe Martin Bizet, maire de Brest de 1848 à 1865

Nicolas Hulot, des racines brestoises

D’autres informations sur le site de la Ville :

L’actualité sur le site Brest.fr

Et sur le Télégramme en vidéo

Et, une fois n’est pas coutume, une petite photo-souvenir personnelle sur la terrasse du 4ème étage de la Mairie de Brest (Bureau du Maire).

Le n° 41 de Cap Caval est paru

Le numéro 41 de la revue Cap Caval, tiré à 1 300 exemplaires, vient tout juste de sortir d’impression et est disponible dans les quelque 50 dépôts du pays bigouden.

Le magazine culturel, à parution semestrielle (en juillet et en décembre), est porté par la fédération Startijenn Ar Vro Vigoudenn et s’appuie sur un comité de rédaction bénévole qui la fait revivre depuis juin 2011.

La revue Cap Caval est disponible (prix 9 €) dans les Maisons de la Presse et sur abonnement auprès de la fédération Startijenn Ar Vro Vigoudenn 45 rue Jean Jaurès 29120 Pont-l’Abbé